Oui, de vieux amis, Anastasia Voltchok et Alexeï Volodine, se sont produits ensemble pour la première fois à la Tonhalle de Zurich en décembre 2024. « Nous nous connaissons avec Alexei depuis l’école, mais nous n’avions jamais joué ensemble, si bien que le concert à venir sera notre début commun », me confiait alors Anastasia, à qui appartenait l’idée du projet. « Il me semble que nous nous accordons bien musicalement, et j’ai eu envie d’essayer. »
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En vous présentant le programme du festival Les Sommets musicaux qui s’est achevé le week-end dernier à Gstaad, j’avais mentionné que la présence du violoniste russe Vadim Repin n’avait pas fait l’unanimité. Les organisateurs ont reçu des lettres exigeant des explications, voire l’annulation de son concert. La position du directeur artistique du festival, le violoniste français Renaud Capuçon, n’a toutefois pas varié.
Il existe un proverbe russe selon lequel il faut préparer les traîneaux en été. Mais l’inverse est tout aussi vrai, surtout lorsqu’il s’agit d’un événement aussi populaire que le Festival Menuhin. Ici, l’anticipation fait partie du plaisir.
Il y a quelques semaines, je vous ai déjà raconté l’histoire du festival « Le Piano symphonique », intégré à la saison de l’Orchestre symphonique de Lucerne. Celles et ceux qui auraient manqué cette publication peuvent la retrouver ici. Quant à moi, je vais maintenant partager mes impressions, et c’est avec grand plaisir, car elles sont des plus positives.
« Le Piano symphonique » est sans doute le plus jeune des nombreux festivals musicaux suisses. Il est né en 2022, une année difficile pour la culture européenne, à une époque où tant de choses semblaient disparaître à jamais, y compris le festival Zaubersee, « Le Lac magique », organisé à Lucerne pendant les dix années précédentes et considéré comme « russe », tant en raison de l’origine de ses sponsors que du fort « accent russe » de ses programmes.
Du 15 au 19 septembre se déroulera à Bâle un festival intitulé « Macht Musik » – « Faire de la musique » –, événement qui se positionne comme « un festival consacré à la liberté de l'art sous la dictature ». Le jour de l'ouverture, le chef principal de l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin (Rundfunk-Sinfoniorchesters Berlin, RSB), Vladimir Jurowski, représentant d'une illustre dynastie musicale russe, prendra place au pupitre. Je vous propose une interview exclusive avec lui ; j’espère qu’elle repondéra à plusieurs questions de mes lecteurs.
Sur toutes les photographies, Elisaveta Ilyinichna Leonskaya, que la presse francophone ne désigne autrement que comme une grande dame, apparaît en noir, sans sourire. Je me la représentais moi aussi sévère, inaccessible, peu encline au contact. Pourtant, lors de notre rencontre, cette image s’est dissipée en quelques minutes. Le trait principal du visage de Leonskaya, ce sont les yeux. Grands, bleus, lumineux, attirants. Vient ensuite le sourire, qui quitte rarement son visage.
On raconte beaucoup de choses sur Evgeny Kissin, comme sur toute célébrité. Certains créent des légendes et des mythes, d’autres les déconstruisent. Dans le cas d’Evgeny, personnalité non seulement connue mais aussi singulière, l’éventail des « diagnostics » est extrêmement large, allant de « un homme qui n’est pas de ce monde » à « une personne autiste ordinaire ».
A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.
En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.
Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.
Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.
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