RAYON LIVRES

Jean-François Bouthors : La vengeance d’Anna P. Editions Noir sur Blanc, 8 octobre 2026.

Vingt ans après avoir été assassinée dans la cage d’escalier de son immeuble, le jour de l’anniversaire de Vladimir Poutine dont elle était l’une des opposantes les plus virulentes, la journaliste Anna Politkovskaïa revient en esprit dans un roman. En usant de l’arme de la littérature, elle se venge de l’autocrate qui a plongé la Russie et l’Ukraine dans l’horreur de la guerre.

À travers le récit des amours mouvementées d’Oleg, protégé du maître du Kremlin, à travers les péripéties à la fois drôles et tragiques des personnages, l’esprit d’Anna P. dévoile la nature profonde du régime russe et dit à Poutine ses quatre vérités. Anna P. apprendra à Oleg comment le redoutable patron du KGB, Iouri Andropov, a rêvé dès les années 1970 de donner aux services secrets une puissance sans limites, rêve que Poutine s’est ensuite efforcé de réaliser. Et quand Oleg rencontrera Lioudmila, une prof de lettres passionnée par Mandelstam, il apprendra que l’histoire de l’Ukraine n’est pas celle qu’on lui a racontée. C’est par Lioudmila que tout basculera.

Lecteur des dissidents de l’Est depuis la fin des années 1970, Jean-François Bouthors a suivi, comme analyste et reporter de terrain (La Croix, Ouest France…), l’effondrement du communisme en Europe centrale et en URSS, puis les débuts de la Russie postsoviétique. Il a également collaboré avec les revues Esprit et Témoignage chrétien, et est l’auteur de nombreux essais. Chez Buchet/Chastel, il a été l’éditeur des livres d’Anna Politkovskaïa, avant de créer chez François Bourin, avec Galia Ackerman et Marie Holzman, la collection Les moutons noirs, dans laquelle se sont exprimées des voix critiques des régimes autoritaires russe, biélorusse, chinois et iranien. Il est aujourd’hui membre du comité éditorial du site d’information « Desk Russie ».

Ma critique est à lire ici. 

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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Le metteur en scène belge Pierre Massaux a adapté pour la scène le livre très remarqué de Giuliano da Empoli, qui propose au public occidental un portrait psychologique du président Poutine. Pour voir le résultat de mes propres yeux, je n’ai pas hésité à faire le voyage jusqu’à Saint-Gall.

Les 8 et 10 octobre, l’Orchestre de la Suisse Romande prendra des accents finlandais, dans son Victoria Hall genevois puis à Évian, en France. Ne manquez pas l’occasion d’entendre une musique qui, pour beaucoup, sera certainement une découverte.

Le 28 octobre, deux pianistes d’exception se produiront en duo à Genève dans le cadre de la série « Les Grands Interprètes » de l’agence Caecilia. Au fil d’œuvres bien connues se révèlent des liens inattendus, musicaux, littéraires et historiques.