L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky

Croce. Sensa delizia

Oui, « un supplice sans plaisir » : telle est notre impression dominante au sortir de La Traviata mise en scène par l’allemande Karin Henkel, à l'affiche jusqu'au 27 juin au Grand Théâtre de Genève.

El Lissitzky, entre Genève et Bellinzona

Deux musées ont décidé de marquer par des expositions le centenaire du bref séjour en Suisse de l'un des représentants les plus éminents de l'avant-garde russe.

Comment vivre quand on se souvient de tout ?

Dès aujourd'hui, Vis et souviens-toi, le roman de Valentin Raspoutine réédité par les Éditions Noir sur Blanc (Lausanne), est disponible dans les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada.

Voyage au XVIe siècle avec Grigory Sokolov

L'agence Cæcilia termine la saison musicale en beauté : le 9 juin à Bâle et le 11 juin à Genève, les mélomanes suisses pourront assister à la prestation d'un pianiste hors pair, dont chaque concert est un événement.

« Hommage à Arno Babajanyan »

Le 18 mai la pianiste suisse-arménienne Sona Igityan se produira à l'Athénée de Genève. Elle a décidé de présenter au public genevois l’œuvre d'Arno Babajanyan, un compositeur très populaire en URSS mais presque inconnu ailleurs. Parallèlement, elle prépare l’imminente sortie d'un disque regroupant l'ensemble des œuvres pour piano de Babajanyan qu'elle a enregistrées. Voici ce qu’elle m’a raconté.

« Les héros ont des parents, eux aussi »

On nous parle de la guerre en Ukraine depuis plus de trois ans. On nous la sert à toutes les sauces. Mais je parie que la plupart d’entre vous n’ont pas encore eu l’occasion d’entendre une voix comme celle que je retranscris pour vous aujourd’hui. Le 5 mai prochain, l’écrivain Dmitry Petrov sera l’invité du Cercle russe à l'Université de Genève. Je lui ai parlé quelques jours auparavant.

« L'avant-dernier dictateur d'Europe est mort sur le chemin de Saint-Moritz »

L’extraordinaire incident évoqué dans le titre de cette nouvelle chronique constitue l'une des intrigues de Radio Nuit, un roman dû à l'écrivain ukrainien Yuri Andrukhovych traduit en français par Irina Dmytrychyn et publié aux Éditions Noir sur Blanc, Lausanne. Le livre sort aujourd'hui en librairie en Suisse, en France, en Belgique et au Canada.

KhovanЩina

Le chef-d'œuvre de Modeste Moussorgski mis en scène par le metteur en scène espagnol Calixto Bieito est actuellement présenté sur la scène du Grand théâtre de Genève. Voilà ce que j’en pense.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Que peut-on attendre d’un film consacré à des personnages réels, dont on connaît déjà l’issue ? En fait, beaucoup. En trois heures et demie de projection, le spectateur parcourt avec les protagonistes du film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli tout le chemin qui mène des bonnes intentions à l’enfer, ou plus précisément des illusions pacifistes de l’après-guerre à une participation consciente à la collaboration avec les nazis pendant l’Occupation de la France.

Le Kunsthaus Zürich présente la première exposition rétrospective en Suisse consacrée à l’artiste américain contemporain Kerry James Marshall, préparée en collaboration avec la Royal Academy of Arts de Londres et le Musée d’Art Moderne de Paris.