RAYON LIVRES

Pierre-Yves Donzé: La fabrique de l’excellence. Histoire de Rolex. Editions Alphil, 2024

Aussi curieux que cela puisse paraître, Rolex, première marque horlogère du monde depuis plus de cinquante ans, n’avait jamais fait l’objet d’un livre issu d’une recherche historique indépendante. C’est désormais chose faite avec cet ouvrage réalisé par l’un des principaux spécialistes de l’histoire de l’industrie horlogère.


Basé sur l’exploitation d’archives conservées en Suisse, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, il offre un regard nouveau sur les conditions qui ont permis à Rolex de s’imposer sur le marché mondial. Des tâtonnements initiaux de Hans Wilsdorf pour développer une montre originale au cours de l’entre-deux-guerres à la stratégie marketing révolutionnaire mise en oeuvre dans les années 1960 par André Heiniger grâce à la collaboration avec l’agence publicitaire américaine J. Walter Thompson, ce livre largement illustré explore l’évolution historique d’une marque de montres devenue l’expression de la réussite individuelle.

Un récit passionnant et un ouvrage incontournable pour comprendre le succès phénoménal de l’horlogerie suisse.

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A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Le 17 juin, dans la capitale italienne, on lira Les Nuits blanches de Dostoïevski. Telle est l’idée de La tempesta silenziosa, une initiative imaginée par l’écrivain Alessandro Baricco et organisée par le Département de la culture de Rome dans le cadre de la Journée de la mémoire de la Ville éternelle.

Un accent russe dans une collection d’Art Brut ? Je ne m’attendais certainement pas à en découvrir un dans l’exposition Écrits d’Art Brut à la Fondation Jan Michalski. Tout a commencé par une feuille de papier datée de décembre 1938, couverte de mots russes, français et anglais, qui faisait naître la vague impression d’un drame intime dissimulé dans des lignes et des symboles apparemment chaotiques.

Le titre de mon blog suppose un lien avec quelque chose sinon russe, du moins lié au monde russophone – il fallait bien me fixer certaines limites. Et il arrive que ce soit frustrant quand on a envie de raconter quelque chose et que ce lien ne se trouve pas. Mais c’est rare.